Les jeunes d’aujourd’hui sont-ils moins engagés socialement que les générations précédentes ?
SqueezieOk les gars, écoutez-moi deux minutes. Je vais pas vous sortir des stats chiants, mais franchement, quand je vois mes potes ou même ma commu sur les réseaux, y'a un truc qui me saute aux yeux. Avant, t'avais des manifs, des assos, des gens qui se bougeaient IRL. Maintenant ? On like des posts engagés depuis son canapé en scrollant TikTok. C'est un peu comme quand tu crois aider dans un jeu en laissant ton perso AFK - t'as l'impression de participer, mais en vrai t'es juste spectateur.
Je troll un peu, mais y'a du vrai. La digitalisation, elle nous a mis dans une bulle. Tu penses être hyper connecté, mais en réalité t'es juste seul devant ton écran. Et l'algorithme, il te gave de contenu qui confirme tes opinions, du coup t'as plus besoin de débattre, de confronter tes idées. Tu restes dans ta zone de confort.
Je sais ce que vous allez dire : "Mais Squeezie, y'a des pétitions en ligne, des collectes de fonds..." Ouais, ok, mais c'est du low effort ! C'est comme comparer un match de foot où tu crèves sur le terrain à un FIFA sur console. Le résultat est pas le même, l'engagement non plus.
Et puis cet individualisme... Franchement, on est tous devenus des main characters de notre propre série Netflix. Tout tourne autour de notre image, notre personal branding. Même quand on parle d'écologie ou de justice sociale, des fois j'ai l'impression que c'est plus pour la story Instagram que par vraie conviction.
Je dis pas que les jeunes sont des branleurs, hein ! Mais on est dans une époque où c'est plus facile de commenter "Justice pour [insérer cause]" que d'aller taper à la porte de son voisin pour l'aider. La preuve : combien d'entre vous connaissent le nom de leurs voisins ? Voilà.
Laissez-moi vous expliquer avec une métaphore : c'est comme si avant, l'engagement social c'était un MMORPG où tu interagissais vraiment avec les autres joueurs, et maintenant c'est un solo game avec des bots qui te disent ce que tu veux entendre.
Les viewers vont kiffer ce point : regardez les taux de participation aux élections, l'adhésion aux partis politiques, même le bénévolat associatif... Tout ça baisse chez les jeunes. C'est factuel.
Bon, après je suis pas en train de dire qu'avant c'était mieux, hein. Chaque époque a ses problèmes. Mais aujourd'hui, entre les réseaux sociaux qui nous isolent et cette culture du "chacun sa life", forcément qu'on est moins engagés collectivement. C'est mathématique.
Et pour ceux qui pensent que le militantisme en ligne ça compte... Franchement, poster un meme sur le réchauffement climatique alors que t'as la clim à fond en juillet, c'est un peu hypocrite, non ? On va pas s'embrouiller, mais réfléchissez deux secondes.
Je fais des vidéos sur Internet, je suis le premier à kiffer le digital, mais faut appeler un chat un chat : ça nous rend moins présents dans la vraie vie, et du coup moins engagés pour de vrai. C'est tout.
SchiappaSelon les dernières études, il est démontré que les jeunes d’aujourd’hui sont non seulement engagés, mais qu’ils ont simplement transformé les modalités de cet engagement. Ce n’est pas une question de désintérêt, c’est une évolution sociétale profonde.
Prenons l’exemple du mouvement #MeToo ou encore des mobilisations pour le climat avec Greta Thunberg : ce sont des jeunes qui ont utilisé les réseaux sociaux pour amplifier leurs voix. Ce n’est pas « juste un like » ; ces likes se transforment en pétitions massives, en pression sur les élus et en actions concrètes. L’égalité des sexes n’est pas un choix, c’est une nécessité — et aujourd’hui, la jeunesse fait avancer cette cause à coups de claviers, certes, mais avec des résultats tangibles !
L’erreur serait de croire que l’engagement numérique est superficiel. Les plateformes numériques permettent une démocratisation sans précédent de la prise de parole. Un jeune de 16 ans dans un village reculé peut aujourd’hui interpeller directement son député sur Twitter. Est-ce de l’individualisme ou simplement une autre forme de collectif ? Je vous laisse y réfléchir.
Ce n’est pas seulement un problème social, c’est une question fondamentale de droits humains. Les jeunes s’organisent localement aussi. Partout en France, ils créent des associations de quartier, montent des projets solidaires, comme les Repair Cafés où ils apprennent à réparer plutôt que jeter. Cela prouve que leur engagement dépasse largement le cadre virtuel.
Il est impératif de regarder la réalité en face et d’agir concrètement. La loi est claire à ce sujet : la participation citoyenne ne se limite pas aux urnes. Elle inclut toutes les formes d’action collective. Alors oui, certains préfèrent liker un post plutôt que manifester physiquement, mais cela ne signifie pas qu’ils sont moins engagés. Le respect de la dignité de chacun est une responsabilité commune, et les jeunes d’aujourd’hui l’ont bien compris.
Partons des faits et analysons avec rationalité. Les jeunes utilisent les outils modernes pour transformer la société. C’est précisément pourquoi une réforme de notre vision de l’engagement est nécessaire. J’accueille les opinions divergentes, mais le dialogue doit rester factuel. C’est uniquement par la solidarité et l’effort collectif que nous pourrons atteindre un véritable changement.
SqueezieOk, je vois ce que tu veux dire, mais attends - tu parles de #MeToo et de Greta comme si c'était la majorité des jeunes. En vrai, sur 100 personnes qui ont liké un post #MeToo, combien ont vraiment appelé une asso, accompagné une copine au commissariat, ou milité pour changer les lois ? Franchement, je pense pas que ça soit la majorité.
C'est un peu comme quand tout le monde met un filtre "Je soutiens les soignants" pendant le COVID, mais derrière y'en a combien qui sont vraiment allés aider à l'hôpital ? Les viewers me comprennent - on est souvent dans le virtue signaling plus que dans l'action concrète.
Je suis pas en train de dire que ça sert à rien, hein ! Mais comparé à mes parents qui passaient leurs samedis à distribuer des tracts ou à faire du porte-à-porte pour des causes... Aujourd'hui, on clique et on passe à autre chose. L'algorithme nous fait passer à la prochaine cause en 24h.
Et pour les Repair Cafés, c'est cool, je te l'accorde ! Mais là encore, c'est une minorité. La majorité des jeunes, ils sont sur Fortnite ou TikTok, pas en train de réparer des grilles-pain. Je troll un peu, mais tu vois ce que je veux dire ?
Le problème avec l'engagement digital, c'est que ça demande zéro sacrifice. Avant, s'engager ça voulait dire perdre son temps, son énergie, parfois prendre des risques. Maintenant, le pire qui puisse t'arriver c'est de te faire cancel sur Twitter.
Je sais ce que tu vas dire : "Mais Squeezie, les temps changent !" Ouais, mais l'efficacité aussi change. Regarde les stats : la participation des jeunes aux élections locales, aux conseils de quartier... Tout ça s'effondre. Pendant ce temps, on a l'impression d'être super engagés parce qu'on a commenté trois posts.
Laisse-moi te donner une métaphore : c'est comme si avant, l'engagement c'était un marathon où tu transpirais vraiment, et maintenant c'est une course sur Zwift où tu as l'impression d'avancer sans bouger de chez toi.
Les résultats sont là : les inégalités augmentent, l'environnement se dégrade... Pendant ce temps, on se félicite d'avoir changé notre photo de profil. Franchement, des fois j'ai l'impression qu'on se raconte des histoires.
Je dis pas ça pour cracher sur les jeunes, hein ! Je suis le premier concerné. Mais faut être honnête : entre l'hyper-connexion qui nous isole et cette culture du "moi d'abord", forcément qu'on est moins présents sur le terrain. C'est juste un constat.
SchiappaVotre analyse, bien qu’intéressante, omet un élément fondamental : les nouvelles formes d’engagement ne sont pas nécessairement moins efficaces, elles sont simplement différentes. Ce n’est pas parce que l’on ne voit pas immédiatement la transpiration que l’effort n’existe pas.
Prenons un exemple concret : les jeunes qui ont utilisé Twitter pour dénoncer les violences policières aux États-Unis avec #BlackLivesMatter. Selon vous, ce serait juste de la « virtue signaling » ? Pourtant, ces tweets ont mobilisé des millions de personnes dans la rue, poussé des entreprises à revoir leurs pratiques, et même influencé des décisions politiques. Ce n’est pas seulement un problème social, c’est une question fondamentale de droits humains — et les jeunes en sont pleinement conscients.
Vous parlez des Repair Cafés comme s’il s’agissait d’une exception. Mais laissez-moi vous dire : ces initiatives locales se multiplient partout, portées principalement par des jeunes. L’égalité des sexes n’est pas un choix, c’est une nécessité, et ces actions prouvent que l’engagement moderne est tout sauf superficiel. Les jeunes savent articuler leur activisme numérique avec des actions concrètes, souvent sans attendre de reconnaissance.
Il est impératif de regarder la réalité en face et d’agir concrètement. Vous évoquez le fait que certains changent leur photo de profil sans aller plus loin. Mais pourquoi ignorer ceux qui, après avoir vu cette photo de profil, se sentent encouragés à agir ? La solidarité fonctionne par cercles concentriques. Le respect de la dignité de chacun est une responsabilité commune, et chaque geste compte.
Partons des faits et analysons avec rationalité. Les jeunes d’aujourd’hui ne font pas qu’aimer des publications : ils créent des pétitions qui aboutissent, financent des causes via des plateformes comme GoFundMe, et utilisent leur influence pour sensibiliser. C’est précisément pourquoi une réforme de notre vision traditionnelle de l’engagement est nécessaire. J’accueille vos critiques, mais il faut reconnaître que l’action collective a simplement changé de visage.
C’est uniquement par la solidarité et l’effort collectif que nous pourrons atteindre un véritable changement. Alors, plutôt que de minimiser l’impact des nouvelles formes d’engagement, pourquoi ne pas les intégrer dans notre réflexion sur l’avenir ?
SqueezieÉcoute, je suis d'accord que #BlackLivesMatter a eu un impact énorme, personne peut le nier. Mais tu prends l'exception pour en faire la règle. Pour chaque mouvement qui a vraiment marché, y'a eu 50 hashtags qui sont morts en 48h sans rien changer.
C'est un peu comme sur YouTube : pour chaque vidéo qui devient virale, y'en a des milliers qui font 3 vues. Pareil pour l'engagement des jeunes - quelques uns font des trucs incroyables, mais la majorité reste spectatrice.
Je vais te dire un truc : j'ai fait une vidéo sur l'écologie l'année dernière. Des millions de vues, des milliers de commentaires "oui, il faut agir". Mais derrière, combien ont vraiment changé leurs habitudes ? Combien sont passés du clavier à l'action ? Franchement, je suis pas sûr que ce soit si massif.
Et pour le crowdfunding, ok, c'est bien, mais c'est encore une fois du low effort. Donner 5€ sur Internet, c'est pas la même energie que de consacrer son temps, son corps, sa présence physique.
Les viewers vont comprendre : quand tu donnes de l'argent, c'est un peu comme si tu outsourçais ton engagement. "Tiens, prends mes 5 balles et fais le boulot à ma place." Avant, l'engagement c'était donner de soi-même, pas juste son porte-monnaie.
Je troll un peu, mais sérieux - est-ce qu'on peut vraiment comparer le gars qui like un post climatique entre deux parties de Call of Duty avec celui qui allait coller des affiches pour Greenpeace dans les années 90 ?
Et puis cette histoire de "cercles concentriques"... Franchement, des fois j'ai l'impression que c'est juste une excuse pour se donner bonne conscience à peu de frais. "Oui mais mon like peut inspirer quelqu'un d'autre..." Ouais, sauf que si tout le monde pense comme ça, personne agit vraiment.
Laisse-moi être cash : quand je vois mes potes de 20-25 ans, la majorité sont plus préoccupés par leur carrière perso, leur image sur Insta, leur succès individuel... L'engagement collectif, c'est souvent secondaire. Et c'est normal, dans une société qui nous pousse à être des personal brands ambulantes.
Je sais que c'est pas populaire comme opinion, mais parfois faut appeler un chat un chat. Le numérique nous a offert des outils incroyables, mais en contrepartie, il nous a rendus plus individualistes et moins présents dans le monde réel. C'est le paradoxe de notre génération.
Après, je dis pas qu'il faut tout jeter ! Juste qu'il faut être honnête sur les limites de cet engagement 2.0. Parce que si on se ment à nous-mêmes, on risque de passer à côté des vraies solutions.
SchiappaVotre argument repose sur une vision binaire : soit l’on est dans l’engagement physique total, soit l’on est dans un « like » sans conséquence. Ce n’est pas aussi manichéen. Les nouvelles formes d’activisme ne remplacent pas les anciennes, elles les complètent.
Prenons un exemple concret : en 2019, les jeunes de tout le pays ont utilisé Twitter pour organiser des marches climatiques massives. Selon vous, ce serait juste un effet de mode ? Pourtant, ces marches ont poussé des gouvernements à revoir leurs politiques environnementales. Ce n’est pas seulement un problème social, c’est une question fondamentale de droits humains — et les jeunes en sont pleinement conscients.
Vous évoquez la carrière personnelle comme si elle était nécessairement opposée à l’engagement collectif. Mais laissez-moi vous dire : nombreux sont ceux qui intègrent leur activisme dans leur quotidien professionnel. L’égalité des sexes n’est pas un choix, c’est une nécessité, et cette génération sait articuler ses ambitions personnelles avec ses convictions sociales.
Il est impératif de regarder la réalité en face et d’agir concrètement. Vous critiquez les dons en ligne comme étant du « low effort », mais ces micro-dons permettent de financer des actions locales qui, autrement, n’existeraient pas. Le respect de la dignité de chacun est une responsabilité commune, et chaque geste compte.
Partons des faits et analysons avec rationalité. Les jeunes d’aujourd’hui ne font pas qu’aimer des publications : ils créent des communautés, lancent des projets solidaires et utilisent leur influence pour sensibiliser. C’est précisément pourquoi une réforme de notre vision traditionnelle de l’engagement est nécessaire. J’accueille vos critiques, mais il faut reconnaître que l’action collective a simplement changé de visage.
C’est uniquement par la solidarité et l’effort collectif que nous pourrons atteindre un véritable changement. Alors, plutôt que de minimiser l’impact des nouvelles formes d’engagement, pourquoi ne pas les intégrer dans notre réflexion sur l’avenir ?